Du revamping au démantèlement

Parce que les projets de revamping vont se démultiplier dans les années à venir, et parce qu’ils revêtent une complexité particulière, nous considérons fondamental de nous y associer.

Les projets concernant des installations anciennes dites "Brownfield", par opposition aux projets d'ouvrages neufs dits "Greenfield" vont continuer à se généraliser compte tenu de la qualité des installations construites et du souhait de les amortir sur une durée de vie la plus longue possible. A terme, les installations doivent être démantelées pour laisser les sites exploités propres. Encore plus dans le secteur nucléaire, le démantèlement des installations s'accompagne de la décontamination, une activité vitale pour la protection de l’environnement.

Les projets de modification (="revamping") des installations anciennes dites "brownfield" sont décidés pour des raisons de maintien des performances de l'ouvrage en exploitation (par exemple pour pousser l'exploitation d'un champ mature par connexion de nouveaux puits ou injection de gaz sous haute pression), ou bien pour se conformer à l'évolution des contraintes réglementaires (réduction du brûlage des gaz à la torche), ou encore pour améliorer les systèmes de pilotage du procédé ou des sécurités de fonctionnement par la mise en place de technologies récentes en instrumentation ou en échange et traitement de données.

Ces projets concernent les installations de procédés, donc relevant de la chimie, et particulièrement les installations Oil & Gas tant de l'amont, production de pétrole et de gaz, que de l'aval, transport, stockage, distribution, ou raffinage et pétrochimie.

Les coûts d'arrêt de production sont bien supérieurs aux coûts des travaux, c'est pourquoi il faut minimiser les périodes d'arrêt en réalisant le plus possible de travaux avant et après l'arrêt. Cependant, les travaux dans les unités en fonctionnement mobilisent simultanément des personnels de métiers différents en plus du personnel opérateur, ces conditions de travail en coactivité sont inconfortables et dangereuses, et à éviter autant que possible.

Dans cet esprit, l'ingénierie brownfield inclut une étude fine des possibilités de préfabrication, de modularisation, de livraison anticipée des matériels, avec pour objectifs pendant les travaux d'arrêt de n'avoir qu'à démonter, installer, connecter, et de s'interdire les imprévus qui peuvent coûter très chers, surtout en offshore.

Les clefs du succès sont la communication avec l’exploitant pour prendre en compte le retour d’expérience (revues de sécurité, constructibilité, exploitabilité et maintenabilité), et la fiabilité des données relatives à l’existant : utilisation de relevés laser en 3D, obtention des plans à jour et des fiches techniques des matériels en place, etc.

Les consultants Sofren affectés aux projets brownfield se distinguent par un haut niveau d'expertise technique, notamment en organisation et planification des travaux, procédés et ensembles intégrés, études 3D de réseaux fluides, systèmes de contrôle/commande, et aussi par une aptitude avérée au travail en équipe de projet.

Les installations de procédés sont conçues pour garantir une rentabilité technico-économique sur une période définie (life cycle) de l'ordre de 20 à 50 ans. Lorsqu'il n'est pas décidé de remettre en état (revamping) l'ouvrage devenu vétuste et dangereux, il doit être arrêté et démantelé. Sofren est impliqué dans le démantèlement de ces installations qu'elles soient onshore ou offshore et relatives au pétrole, au gaz, au nucléaire ou à d’autres secteurs.

C'est dans le domaine de la chimie que la décontamination des ouvrages et des sols est délicate et très surveillée par les autorités car ces installations exposent les populations en milieu urbain à certains produits chimiques extrêmement toxiques. Les installations présentent des risques de feu, d'explosion, de pollution de l’air et des sols (comme les émissions radioactives).

 

Les exploitants sont responsables du respect des réglementations et des dégâts qui peuvent être causés. Les études de rentabilité incluent désormais le coût du démantèlement.

Le démantèlement comprend trois phases : d'abord l'arrêt du procédé et l'évacuation des produits, cette opération est conduite par circuits ou "systèmes" de fluides. Les produits sont évacués vers des destinations appropriées pour réutilisation ou incinération, les installations sont alors désénergisées par décompression de tous les réseaux, puis coupure de l'alimentation électrique. Une deuxième phase consiste à déconstruire selon un séquencement de travaux par métier (scénario de démantèlement). La dernière phase est la remise en état des lieux en conformité avec les exigences réglementaires applicables, sa durée et son coût sont liés à la difficulté de dépollution des sols et aux exigences de retour à l'état esthétique naturel.

Les projets de démantèlement sont des projets d'avenir, budgétés à long terme ; ils sont techniquement complexes et nécessitent des compétences dans tous les métiers, y compris procédés et commissioning. Comme il ne s’agit pas d’un investissement pour l’exploitant mais d’une obligation, les études et travaux sont étudiés pour que les coûts soient minimisés tout en respectant la réglementation en vigueur. SOFREN conjugue son expertise technique avec son savoir-faire en management de projet pour proposer des solutions de démantèlement réalisables, valorisant le recyclage de tous les matériels et déchets encore valorisables.

 

Du revamping au démantèlement